Bon Commercial : Bac +4 ou Non
Ecrit le : 18/09/2009 | par : Didier
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Faut-il, quand on veut recruter des bons commerciaux, leur demander d’avoir un BAC +4 pour pouvoir jouer dans la sélection ?
La question divise…
Bien sûr, quand il s’agit de commerciaux terrain aux cycles de vente simples, non techniques, normalisés et répétitifs, la question ne se pose pas. Les seuils de recevabilité descendent à BAC+2, voire niveau BAC. En revanche, quand les commerciaux doivent être capables de vendre des solutions complexes, à forte valeur ajoutée technique, auprès de décideurs d’entreprises, bien des patrons mettent la barre à BAC+4 minimum. L’analyse des résultats du test de reflexes commerciaux le plus diffusé en France (Uptoo Sales Test) montre qu’il n’y a pas de corrélation flagrante entre le niveau d’études et la maitrise des techniques fondamentales de vente mesurée au travers de ce test. Une classe d’HEC s’est même prétée au jeu en avril dernier et s’est vue flanquée de résultats inférieurs à la moyenne générale brassant, elle, tous les niveaux d’études de l’autodidacte à l’école de commerce plus ou moins réputée.
Ce qui est certain, c’est que le commerce ne s’apprend pas à l’école, et même dans les écoles de commerce. Certains grands établissements ont même supprimé le mot commerce de leur nom pour le remplacer par celui de management (c’est le cas de l’EM Lyon – école de management de Lyon – ex Ecole supérieure de Commerce de Lyon). Les brillants étudiants en école de commerce ou en troisième cycle planchent sur des cas pratiques de marketing, de management, de conduite du changement mais jamais ils ne simulent un jeu de vente. Seuls quelques organismes de formation plutôt anglo-saxon pour les meilleurs dispensent des cursus approfondis sur ces sujets mais toujours à des fins de formation professionnelle, jamais dans un cadre étudiant. A part dans quelques BTS commerciaux, les cours sur la vente n’existent pas, ni en école, ni en université. A croire que plus on monte en gamme, moins on apprend le commerce. Et donc que finalement, pour être bon commercial les études ne servent à rien…
Effectivement, les performances d’un commercial sont souvent attribuées bien souvent plus au tempérament qu’à des compétences techniques. Un bon commercial réussit parce qu’il a « faim », qu’il a envie, qu’il a la niaque, qu’il travaille, qu’il est malin. Il prospecte sans faiblir car il n’a peur de rien, il a de l’aplomb, il sait se relever quand il prend des coups. Il gagne devant ses compétiteurs car il écoute mieux que les autres et car il pose des questions. Il sait bien comprendre le besoin du client et y répondre chirurgicalement. Il laisse les autres se tromper avec des offres mal ciblées. Il séduit ses interlocuteurs car il est souriant, sympathique, empathique. Mais il est fort grâce à son tempérament mais pas parce qu’il a un BAC +4 en poche.
Et pourtant, les patrons les plus exigeants en redemandent, du BAC +4. Ils veulent certes du tempérament mais ça ne suffit pas ; ils veulent aussi des commerciaux capables de réfléchir et pas seulement de se révéler dans l’action. Ils les veulent structurés, sachant s’organiser et gérer leurs priorités, sachant synthétiser des informations variées et nombreuses pour en tirer l’essentiel et avancer de manière sécurisée. Et puis ils les veulent d’un bon niveau de culture générale pour leur permettre d’être crédibles en face de décideurs d’entreprise. Ils ont besoin d’un bon niveau rédactionnel, et s’imaginent qu’un BAC +4, lui, ne fait pas de fautes d’orthographe. Et puis, ils les veulent évolutifs, capables aussi de prendre à terme des fonctions de management.
Et moi qui recrute des commerciaux toute la journée, j’en pense quoi ? Et bien j’en pense que socialement, ça aide d’avoir fait des études et que c’est même souvent indispensable pour sortir du lot, surtout dans des entreprises où le niveau des cadres est élevé. C’est aussi une sorte de passeport qui évite d’avoir à fouiller en entretien d’évaluation sur les questions d’intelligence situationnelle, d’esprit de synthèse et de projection du candidat, sujets toujours difficiles à manipuler par des non professionnels du recrutement. Enfin, choisir de faire plus d’études peut laisser penser que l’on est plus exigeant que la moyenne et que l’on construit son parcours de manière volontaire, donc que l’on fait partie des « Happy Few » les plus ambitieux. Un BAC +4 sort plus facilement du lot grâce à l’apriori positif qu’il donne au recruteur. Il rassure, il est considéré d’emblée comme naturellement évolutif. Et c’est bien le danger car le recruteur présume sans vérifier, alors que le risque de non évolutivité est à mon avis tout autant significatif pour des BAC +4 que pour des BAC+2. Sans compter qu’au-delà de cinq à dix années d’expérience, bien des recruteurs s’accordent pour dire que le niveau d’études ne joue plus sur les compétences du candidat.
J’entends tous les jours des patrons se plaindre qu’une partie de leurs commerciaux, même BAC +4, sont incapables de structurer leur action commerciale, de bâtir un plan de compte sérieux, une stratégie de vente sur des dossiers compliqués. Ils ne savent pas planifier et organiser leur temps sans le subir, la tête enfouie dans l’action et la relation commerciale. Du coup les conséquences sont graves : perte de deals par manque de recul, manque d’anticipation, d’initiatives ou incapacité à construire des approches sur mesure. Etre BAC +4 ne rend pas plus à l’aise quand il s’agit de trouver des solutions créatives plutôt que de se plaindre au management, quand Il s’agit de contourner des obstacles plutôt que de les forcer. Les meilleurs candidats sont ceux qui sont résolument orientés résultats : je suis seul responsable de mes résultats et quand quelque chose ne va pas, c’est ma faute de ne pas l’avoir anticipé et moi seul doit me débrouiller pour y remédier. Et je ne crois pas qu’avoir un BAC+4 change grand-chose à l’acquisition de cette positive attitude.
En fait pour être sincère, la question n’est pas vraiment le niveau d’études mais plus, le niveau de difficulté et de sélection des études faites. Tous les BAC +4 ne sont pas les mêmes. Les formations universitaires n’ont pas toutes le même degré d’exigence. Par exemple, chacun sait que les étudiants de Dauphine travaillent plus que ceux d’autres facs à diplôme équivalent, et que les barrières à l’entrée sont plus fortes que dans n’importe quelle autre fac. Rentrer en école de commerce par équivalence n’est pas aussi « challenging » que passer par une prépa où l’on demande aux candidats de travailler beaucoup, pendant des délais longs dans un environnement très concurrentiel.
Si l’on souhaite être élitiste dans les processus de recrutement, alors soyons le jusqu’au bout et privilégions ceux qui ont effectivement du se concentrer plus que d’autres dans la durée, réfléchir, apprendre, synthétiser, restituer plus que d’autres auprès d’évaluateurs plus exigeants que d’autres. Si vous devez recruter et si vous n’êtes plus au fait des classements et des réputations de tel ou tel cursus, pourquoi ne pas demander tout simplement aux candidats de vous exprimer ce qui était dur dans leurs études et de vous parler des moments où ils ont du se surpasser. Vous risquez un grand moment de solitude quand la plupart d’entre eux vont vous demander, gênés, de reformuler votre question… tellement elle est compliquée ! Dur dur d’être bon commercial !

Oui c vrai il n’y a pas vraiment de regle
Parfois des bac +4 sont vraiment évolutifs et d’autres sont raiment hyper surs d’eux et mous dans le commerce
moi je suis bac +4 et j’avoue que j’ai pas envie de faire de la prospection tte ma vie même si j’en fais et même si j’ai des bons réusltats. et je pense que dans la vie il ya les stratéges et les executants. Un bac +4 c quand même fait pour devenir stratege ,non ????
C’est un sujet très intèressant qui révéle toute la complexité et les inégalité que l’on rencontre dans système éducatif français.
Moi même je suis un modeste bac+2 et dès que je vois ce que des amis apprennent en master je me rends compte que leurs études servent seulement à bénéficier d’une étiquette sur le cv. J’ai l’impression que ce dipôme « s’achète » car pour 6000e l’année tout le monde ne peut pas se permettre d’éfféctuer ce genre d’étude. J’ai remarqué que dans ces écoles ils ont tendances à faire du « bourrage de crâne » en promettant aux éléves de gagner des salaires de ministres, en effet il faut bien qu’il justifie le tarif..
Je me retrouve beaucoup dans cette article par rapport à la déscription du commercial, cette « soif » de convaincre. Je le prends comme un challenge, savoir rebondir face aux objections, cerner le client sous tout ses angles, trouver les bons arguments, je trouve qu’il y a beaucoup de psychologie dans cela. L’intelligence émotionnelle est quelquechose d’innée qui ne s’apprend pas à l’école mais je pense que ceux sortant des grandes écoles ont peut être des qualités qui leurs permettent d’êtres plus efficaces sur des postes à responsabilités stratégiques ou managériales.
C’est vrai qu’il n’y à pas de règle…mais un diplomé c’est quand même l’assurance d’un certain niveau de culture. Rien à voir avec les performances des ventes mais indispensable dans certaines situations et notament dans la stratégie à long terme
BAC + 4 BAC +2…
Pour avoir cotoyé de nombreux commerciaux et géré aussi quelques uns, je peux vous dire que le plus important ce n’est pas leur niveau d’étude mais ce qu’il ont gardé de leurs études. La PNL, l’analyse profil, les phases de ventes, l’analyse transactionelle….c’est le B.A BA et poutant 90% les ont oubliées…..
Pour un employeur ou un recruteur le niveau d’étude sert à se conforter. De nombreux recruteur ne savent pas comment aborder un commercial, ni même comment l’évaluer et si on se met à sa place, c’est compréhensible. On est dans le pur subjectif, et les premiéres impresisons ne sont pas toujours les meilleures pour évaluer une personne habitué à les travailler….
Excellent ! Je n’ai qu’un bac et pourtant j’en ai vu des niveau bac +2 ou +4 qui n’avaient pas du tout les capacités et la performance.
J’ai été formé à la vente par le patron d’une boite de consultant(eurodirection qui a organisé des formations pour Lafarge ou Aventis par exemple), en contrat de qualification, et il m’a appris la pnl, les techniques de ventes, l’attitude, la posture, le comportement, le management, les techniques de formations, création de support de vente et bien plus encore.
Tout ca pour dire que j’estime mon niveau bien souvent (pas toujours) supérieur à de nombreux diplomés.
Car dans la pratique je me retrouve souvent bloqué dans ma recherche d’emploi car sur le cv les diplomes ne sont pas la.
Et pourtant j’ai souvent managé ou geré des projets et j’ai un taux de transformation proche des 70% en one shot et je suis très compétent.
Avant meme cette formation j’ai démarré « à la dure » ce métier :
toquer aux portes=>entrer=>argumenter=>ressortir une heure après avec un contrat à 6500e pour un décodeur numérique et une parabole.
Et je dirais même que justement ce qui peut faire ma force c’est de ne pas avoir ces diplomes et la connaissance académique formaté qui va avec.
Ca me pousse à être plus créatif.
Par exemple un ami avait une dizaine de projets a gérer et à developper et il voulait tous les relier et en tirer profit mais sans vraiment savoir comment faire. En 2 heures d’analyses je lui avait pondu tout un concept marketing unique de developpement économique et de valeurs ajouté pour tout ses futurs projets : Harmony Circle.
Enfin bref: les diplomes c’est bien mais ca ne veut pas toujours dire que la personne possedant ce diplome sera efficace. Ca sert juste a ouvrir des portes selon moi et c’est ce qu’il me manque pour accéder à des fonctions qui me correspondent.
AUTODIDACTE
je suis commercial depuis 5 ans, autodidacte, j’ai rencontré et travaillé avec différent collaborateurs que ce soit des BAC+2, voir BAC+4. Je peux dire que ce qui manque aux commerciaux d’aujourd’hui c’est de l’audace. Excusez de le dire mais trops de gens se limites à suivre des process lié à tel ou tel activité. que ce soit pour le recrutement, ou pour des commerciaux.
Les connaissances lié à une formation complète et intelectualisantye du marché, du métier de commercial sont des atouts, en découvrant la PNL je me suis demandé pourquoi certains qui aviat un bopn niveau faisait de la prise de rendez-vous.
Quands j’entendais qu’un école de commerce ne vous apprenait pas à vendre j’ai trouvé cela abhérent !
EN faite je coris qu’une école de commerce ne vous apprends pas à vendre, oui ou sinon parce qu’il n’y a pas de clé pour la vente, enfin qu’une il y en a des tats. Ce qu’il fgaut c’est de l’audace, un tempérement pour prendre l’ascendant sur son interlocuteur, de l’ingéniosité, trouver des idées. Comparé la vie d’un simple fantasin aà crelle d’un généra
Bonjour,
J’ai trouvé vos commentaires intéressant et j’ai souhaité participer.
Je suis commercial depuis 4ans suite à une reconversion professionnel. Je travaillai dans le batiment en tant que chauffagiste.
Je suis autodidacte. J’ai appris à vendre par nécessité, en effet j’ai été VRP, multicartes et rémunéré que par le résultats.
Mais ce n’est pas ce mode de rémunération qui m’a fait tenir mes objectifs, car honnêtement j’aurraipu échoué.
Ce fut plus la remise en question de soi.
Par contre oui, on travail bcps, et au début on mise sur le quantitatif, enfin moi j’ai fait comme tout le monde.
Arrivé à un certains stade, j’ai sentis que je pouvais mieux faire, je me demandais pourquoi tel client ayant tel profil et indentique à celui auquel j’avai vendu un produit, lui, avait refusé.
Cela venait de moi, donc qu y avai t il en moi qui coincait ?
En faite rien, c’est que je considère par expérience que vendre c’est un acte logique et naturel pour le vendeur, et donc un acte logique et naturel pour l’acheteur.
Si tel client n’achète pas, c’est que j’ai faillit dans une étape de la vente.
Vendre c’est composer avec les cartes qu’on a en main.
Quel carte avai je pour mieux composé. Cela suggère méthode, ou différente méthode et approche de la clientèle.
Et ces questions viennent parce que le mot réussite sous entends la notion de progrès.(pour mieux vendre il faut aussi je crois avoir un certains mental. )
Je crois qu’il ne faut jamais se camper sur des positions pré établis.
Vendre des solutions complexe suggère plusieurs qualités; et il y a un facteur ou un élément qui rends le jeux plus ardue c’est la conccurence.
Peut etre que des simulation de vente dans une école de vente ne suffirai pas à apprendre à « Vendre » aux étudiants !!!
Sauf si on apprenait aux élèves a composer, dans un cadre limité, à partir de certaines informations …et éléments techniques d’un produits ficitif, auprès d’un client lanbda soit D.A.F./RH./D.G comité de direction etc.
Il en ressortirai que le candidat pourrai se rendre compte sur la base de ses connaissances s’il a bien acquis les principe de la PNL par exemple, et autre…
Donc, de se corriger. de s’améliorer.
Bonjour,
Je ne pouvais que répondre à cet article ;
En effet, avec un petit Bac+2 à peine reconnu par l’éducation nationale (ce que j’ai appris il y a peu de temps!), j’ai occupé des fonctions de cadre commerciale pendant plus de 7 ans dans une WorldCompany, avec des collègues qui avaient tous Bac+4.
Aujourd’hui en « pause économique » facilité par mon ancien patron, j’ai repris des études universitaires pour valider un Bac+4 pensant que ça faciliterait les choses pour retrouver un poste en phase avec mes compétences précédemment mises en œuvre ;
Cependant, vu les salaires bien souvent proposés à l’embauche des responsables d’une part et, mon précédent salaire plus que correcte avec seulement un bac+2 d’autre part ; je me demande si le titre de bac+4 en poche ne va pas effrayer mes futures employeurs potentiels ou encore s’ils seront à la hauteur des compétences que je peux leur apporter après cet approfondissement de connaissances.
Donc, Bac+2 ou Bac+4 c’est bien entendu une question de connaissances qu’un candidat veut que son recruteur prenne en compte mais, Mesdames et Messieurs les recruteurs, ce n’est pas suffisant pour l’évaluer et détecter un potentiel.
Bravo aux bac + 4, c’est courageux, mais tous le monde n’a pas la chance de pouvoir faire des études, vendre à mon sens c’est innée…
Et quand on arrive sur le marché du travail à 19 ans On fait de la photocopie, du classement, de la saisie
On apprend le BA BA du fonctionnement d’une société « on touche à tout ».On n’arrive pas en terrain conquis et même des années après on reste respectueux du talent et du stress que peuvent avoir les dirigeants d’une société, n’oublions pas que les meilleurs formateurs se sont à mon sens nos clients.
20 ans après je me marre quand, je vois des petits jeunes qui rechignent à faire de la prospection, des ventes par téléphone, saisir leurs commandes, Alors qu’ils ont déjà du mal à mener un plan d’action commercial , ils veulent tous faire du terrain !! Pourquoi ? Pour les avantages disent-ils « la voiture, le téléphone portable etc… ».
Si c’est ça un bon commercial ?
Alors je change de métier!
La fierté d’avoir rebondi professionnellement ne s’apprend pas!!
Ça se vit, et ça se gagne avec de l’aplomb, de l’écoute, de la logique et du travail.
Merci à mes managers, et les recruteurs qui ont crus en moi et qui ont détectés cette force de conviction que j’avais naturellement, que je n’ai pas appris sur les bancs de la fac.
Et merci pour votre site.
Bonjour,
Après une lecture des réponses apportées concernant cette question , je peux affirmer que le problème est definitivement réglé.
En effet , je suis moi même autodidacte et après 20 ans de carrière probante comme commerciale et manager dans l’industrie avec des clients universitaires et très exigeants quant aux entretiens de vente de produits particulièrement complexes , il m’arrive encore d’avoir à me justifier au sujet de la pauvreté de ma formation.
Et cette lecture des commentaires vient de me prouver que j’écris mieux le français , que ma maîtrise de la syntaxe et des participes passés est plus aboutie que celle de bac+4d.Contrairement à certains très diplomés que que je viens de lire .Je me forme chaque jour, je suis curieuse de lecture , d’art et chaque jour m’apporte la connaissance que je n’ai pu acquérir avec des diplomes.
Les diplomes rassurent les recruteurs , les candidats à l’embauche et les décideurs , mais n’apportent aucune valeur ajoutée pour apprendre à connaître un client , un process et conclure un acte de vente
Merci à vous de m’avoir lue( et vive les autodidactes )
Bjr,
J’ai 57 ballets , et 25 ans d’expérience en tant que commercial, manageur, et formateur en technique de vente btob, btoc.
Ayant formé des centaines de commerciaux , je peux affirmer que ce n’est pas le diplôme qui fait le bon commercial, c’est même le contraire, ce n’est pas une critique mais un constat.
Bonne journée a tous
Bonjour à toutes et à tous,
Je suis diplômé d’un DUT Techniques de commercialisation et d’une école de commerce (ou de management). Cet article est très intéressant, il y a du vrai, beaucoup de vrai, dans les commentaires également. Et beaucoup de généralités…
Oui, en école de commerce, nous étudions le marketing, la conduite du changement, la stratégie… des sujets qui ne seront peut être pas directement exploités au tout début de notre carrière, pour ceux qui veulent faire de la vente car cela ne représente que 15% des diplômés en fonction des écoles. Mais ces sujets sont primordiaux pour acquérir une très bonne culture d’entreprise.
Les écoles forment à tout type de métiers et garantissent au minimum un vernis en vente. C’est primordial à mon sens. En DUT Tech de Co ou en BTS, nous apprenons et mettons en pratique les techniques de vente et de négociation, en 1ère année d’école de commerce, nous avons également des modules de vente, avec la possibilité de nous spécialiser en négociation par exemple les années suivantes.
Il est clair que ce ne sont pas ces modules qui vont faire de nous des commerciaux en puissance, parce qu’être commercial, c’est avant tout un état d’esprit et les techniques s’apprennent sur le terrain, c’est indéniable… Encore une fois, études et terrain ne sont pas compatibles ! Beaucoup de diplômés Bac +4/5 réalisent leur stage dans la vente ou effectuent leur études en alternance afin d’apprendre le métier sur le terrain, en plus de leur formation en école. Les études vont permettre ici de rationaliser la fonction vente, de mettre des mots, des théories sur les actions terrain.
Beaucoup de jeunes diplômés ont également cette même soif d’apprendre, cette niac, cette pugnacité, cette capacité d’écoute permettant de déceler les besoins réels de son interlocuteur. Ils ont également une bonne capacité de synthèse.
Aujourd’hui, je souhaite débuter une carrière commerciale, j’ai quelques expériences, je compte bien profiter de la notoriété de mon diplôme pour sortir du lot, certes, mais ce que je vais vendre avant tout, ce sont mes aptitudes comportementales, mon savoir être et savoir faire acquis durant mes quelques « modestes » expériences et démontrer ainsi que derrière ce diplôme, il y a bel et bien un réel potentiel.
Bonjour,
Par pure rationnalité on peu imaginer qu’un Bac +xx a plus le sens de l’intelligence pour réaliser des tâches compliquées comme une vente dans un environnement mutltidécisionnaires mais après avoir longtemps travailler avec des diplômés de l’ESSEC, de HEC et d’autres grandes écoles j’ai pu constaté que ce n’est pas le cas en ce qui concerne l’acte de vente.
Cela ne fait pas partie de leur cursus de formation, du fait que la vente c’est de la communication, du ressenti, et donc de l’apprentissage au contact du client.
Le cycle de vente s’apprend, l’acte de vente se vit au contact du client.
Par contre les ventes complexes nécessite un travail très important de réflexion, la maitrise de techniques de vente précises, une technique de négociation rodée, des techniques de communications dont l’apprentissage est long et fastidieux, et tout logiquement les résultats progressent avec la maitrise des techniques.
On ne plus vraiment parler d’autodidacte mais bien de PRO de la vente sauf que personne ne sait évaluer avec précision ce savoir faire que chacun essaie d’identifier chez le candidat idéal.
Et donc chacun se rassure comme il peut en se disant qu’un BAC +xx c’est mieux que quelqu’un qui affirme maitriser la vente, même avec de beaux résultats à l’appui.
Aujourd’hui c’est bien toujours ce métier de la vente qui permet à chacun de pouvoir un jour rivaliser en terme de salaire avec les plus diplomés puisque seul le résultat n’a de sens, et là chacun part avec les mêmes chances que le voisin.
L’important est de choisir le type de vente adapté à son profil personnel.
L’avenir c’est la vente dans tous ses états.
Avec tous mes compliments
Pascal
Bonjour,
J’ai beaucoup aimé l’analyse de Didier concernant les capacités commerciales des BAC+2 ou BAC+4.
Il est vrai que les entreprises surtout celles du CAC40 et le top du Mid-Market demandent et redemandent des diplômés Bac+4 voir Bac+5 …
Je ne remarque pas de prédispositions commerciales particulières sous prétexte de posséder ce niveau d’études.
J’ai même de multiples exemples où des autodidactes ont réussi des prouesses commerciales dans les entreprises où je travaillais. Ils ont souvent été des exemples.
Quant à penser qu’un Bac+4 a des qualités rédactionnelles et une culture générale supérieures à des possesseurs de Bac ou Bac+2, cela m’amuse beaucoup.
La culture générale ne s’acquiert pas à l’école … La plupart des étudiants ont la culture des matières enseignées mais je suis très souvent atterré par leur piètres connaissances générales.
La culture s’acquiert par la curiosité et l’appétence.
Et ne parlons pas d’orthographe ni de grammaire qui ne sont pour la plupart des étudiants pas du tout maîtrisées. Un comble pour des Bac+4 et + !
Ils sont même obligés de suivre des cursus de mise à niveau d’orthographe et de grammaire pendant leurs études supérieures.
Il est vrai qu’ils font partie (et j’en fus aussi) de la génération sur laquelle reposait la sélection par les mathématiques. Mais le plus drôle c’est qu’il savent calculer des fonctions de tous types, des probabilités et autres statistiques mais souvent incapables de faire une règle de 3 ou d’utiliser les plus basiques des fonctions arithmétiques comme le calcul d’un montant HT quand on a le prix TTC ou un pourcentage de remise …
On m’opposera qu’il y a des calculatrices pour ça mais quand on ne connaît pas la logique de calcul, la machine ne peut pas faire grand chose.
Et la fonction commerciale utilise souvent ces calculs.
Enfin, on me dira qu’un Bac ou Bac+2 est souvent plus terre à terre et que les gens ayant fait des études supérieures ont une vision plus générales des choses et ont un meilleur esprit de synthèse. C’est peut-être vrai ! Mais être terre à terre peut aussi procurer quelques bénéfices (rappelons-nous du bon sens paysan …).
Avoir une vision trop générale peut faire manquer l’essentiel.
En conclusion, les recruteurs (DRH ou Cabinets de recrutement) devraient revoir leurs critères de sélection en s’attachant principalement à la personnalité et aux capacités des candidats et pas uniquement au niveau d’études comme c’est très souvent le cas (les logiciels de lecture de CV en sont un exemple flagrant)
Il y a des valeurs sûres quel que soit le niveau d’études …
A bon entendeur, salut !
Frédéric